Jean Baptiste De La Quintinie
Jardinier de Louis XIV , il reçut la particule par ce dernier.
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Jean-Baptiste de La Quintinye[1], né le 1er mars 1626 à Chabanais[2], dans l'ancienne province de la Marche (située dans l'actuel département de la Charente) et mort le 11 novembre 1688 à Versailles, est un avocat, jardinier et agronome français qui fut le créateur du potager du Roi à Versailles.
Issu d’une famille établie à Chabanais, il est le fils de Pierre, notaire et procureur, et de Françoise Rempnoux. Il fait ses études au collège des jésuites à Poitiers, puis il étudie la philosophie et le droit à l'Université. Se destinant à la profession d’avocat, il est reçu avocat au Parlement de Paris, puis maître des requêtes de la Reine[3],[4].
En 1653, il devient le précepteur du fils unique du président de la Chambre des comptes, Jean Tambonneau. Il aurait accompagné son élève pour son « voyage d’humanités » en Italie, pays déjà réputé pour ses jardins ; il s'en inspire et y aurait découvert sa vocation. Il visite au passage le jardin des plantes de Montpellier[3].
Étudie le jardinage en France et en Angleterre
À son retour d’Italie, il décide d’abandonner le barreau pour se consacrer au jardinage. Féru d’auteurs anciens comme Pline l'Ancien et Columelle[5], il se met au fait des théories contemporaines et s’exerce à leur pratique grâce au président Tambonneau qui lui confie le jardin de son hôtel particulier situé rue de l’Université à Paris, où se croisent le Grand Condé, Colbert, Mademoiselle de Montpensier.
Il effectue ensuite deux voyages en Angleterre, comme beaucoup de jardiniers français à l’époque, il en gardera une correspondance avec la Société royale de Londres[3]. Sollicité par Jacques II, roi d’Angleterre, pour s’occuper de ses jardins, comme son prédécesseur André Mollet, il décline cette offre et préfère retourner en France[6].
Jardins du château de Vaux-le-Vicomte et de Versailles
En 1661, il est chargé par le surintendant des finances Nicolas Fouquet de gérer les jardins de son château de Vaux-le-Vicomte. Il fait partie d’une équipe de créateurs qui comprend aussi Le Nôtre, Le Vau et Le Brun.
La même année, après la disgrâce du surintendant Fouquet, ils passent tous au service du roi Louis XIV. La Quintinie est d’abord chargé du potager créé par le roi à Versailles et de fournir en fruits et légumes la table de la cour.
Vie de famille
En 1662, il épouse Marguerite Joubert qui lui donne quatre fils : François-Jérôme, Michel ,Gabriel-Louis et Jean-Baptiste. Seul Michel lui survit et fait publier en 1690 son traité Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, dans lequel il se met en scène, intervenant dans les jardins potagers et fruitiers à Sceaux, Rambouillet[7].

Jean-Baptiste de La Quintinye, statue surplombant le grand carré central du Potager du roi, un greffon dans la main gauche et une serpette dans la main droite.
Directeur des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales
Par la suite, il s’occupe successivement des jardins de grands personnages de l’époque, notamment en 1665 à Chantilly chez le prince de Condé, ensuite à Choisy-le-Roi chez Mademoiselle de Montpensier, à Rambouillet chez le duc de Montausier, et encore plus tard à Sceaux au service de Colbert. En 1667, il intervient à Versailles dans l’ancien potager de Louis XIII.
Le 17 mars 1670, Il est présenté par Colbert à Louis XIV qui le nomme « directeur des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales », charge créée spécialement pour lui[8].
En 1678, il entreprend la création du nouveau potager du roi, achevé cinq ans plus tard en 1683. Ce jardin existe encore et est classé monument historique depuis 1921.
En récompense des services rendus, il est anobli en 1687 par Louis XIV.
Mort
Il meurt le 11 novembre 1688 dans la maison que le Roi avait fait construire pour lui, près du potager de Versailles. Louis XIV confie à sa veuve : « Madame, nous avons fait une grande perte que nous ne pourrons jamais réparer. »[8] Lettre de Louis XIV :« Monsieur, faire surgir du sol asperges et poireaux, c'est travailler à la gloire de Dieu et à la satisfaction du royaume réparer. »[réf. nécessaire]